Quelques personnalités
 de La Fresnaye

René Marie Weverbergh
Aigle au regard perçant

Né à Bruxelles le 2 mai 1895, René Weverbergh découvre le scoutisme au collège Saint-Michel dès 1912. L’année suivante, il est chef de la 19e troupe de Bruxelles, dont il s’occupe jusqu’au déclenchement de la guerre. En juillet 1914, il lance une revue scoute catholique, Le Boy-scout, mais qui est rapidement interrompue suite au conflit. Patriote convaincu, il rejoint peu après l’armée belge comme volontaire de guerre. Après la Première Guerre mondiale, il fonde la troupe de l’Institut Saint-Boniface à Ixelles en décembre 1918. Le 21 juin 1919, il est nommé également commissaire de district chargé des sections fondées dans les collèges archiépiscopaux de Bruxelles. Dès 1919, René Weverbergh relance aussi sa revue d’avant-guerre, Le Boy-scout, qui publie les premiers dessins d’Hergé en mai 1922 et dont il est le directeur jusqu’en 1927.

Lors du lancement de la branche aînée du scoutisme en Belgique, il fonde le clan des routiers de l’Institut Saint-Boniface en 1923, dont il sera le chef durant seize années jusqu’en 1939. En février 1926, il fonde également, avec l’abbé Jacques Leclercq, le Centre routier « Cardinal Mercier » destiné à réunir quelques fois par an tous les routiers des troupes de collèges de la capitale pour rencontrer des conférenciers dans le cadre de leur formation personnelle. En 1927, outre une fonction d’administrateur dans la revue Le Boy-scout Belge, il est secrétaire général de la Fédération des éclaireurs catholiques du Congo Belge (FECCB). Déjà commissaire du district des collèges de Bruxelles, il devient commissaire de l’ensemble du district de Bruxelles le 28 avril 1928, une mission qu’il remplira jusqu’en 1932. En 1931, il est par ailleurs adjoint au commissaire provincial du Brabant. Au cours des années 1932-1937, il se fait par contre plus discret au niveau des structures fédérales du mouvement, tout en restant membre du comité de direction de la revue Plein Jeu en 1935.

En 1937, il participe au premier camp-école routier des Croisettes, où il acquiert son Wood-badge routier. En septembre 1929, il avait déjà suivi le premier camp-école routier du mouvement à Louvain. Il est aussi un des rares détenteurs du badge de Rambler de la FSC avant 1950. Lorsque la FSC acquiert La Fresnaye, il accepte d’en devenir le chef de camp permanent en février 1939, une mission qu’il remplira jusqu’au 11 août 1953. Il se construira une magnifique cabane de trappeur, qui fera l’admiration de tous les visiteurs du camp. Il est simultanément chef d’unité de la 33e Unité Saint-Boniface jusqu’en 1953 et il accepte encore de devenir le chef du clan de Hal (6e Brabant wallon), dont les routiers rendront de multiples services au camp.

En dehors de ses fonctions scoutes, René Weverbergh exercera différents métiers au sortir de la Première Guerre mondiale, avant d’être engagé au journal Le XXe siècle comme rédacteur. Parallèlement, il est propriétaire d’une maison d’édition, La Librairie Coloniale, spécialisée dans les ouvrages scouts et coloniaux. Le 8 mars 1935, en tant que reporter du XXe siècle, il participe à la seconde liaison aérienne Belgique-Congo, un voyage au terme duquel il publiera l’ouvrage « 18.000 kilomètres en avion ». René Weverbergh décède à Mariembourg, le 4 novembre 1963.